Printemps / Jeune Fille

Pour créer une nouvelle vision, une nouvelle vie plus en harmonie avec notre essence divine, il nous est demandé de lâcher l’ancien. Or souvent, nous n’avons même pas conscience de transporter des quantités de casseroles sous forme de mécanismes, peurs, croyances, qui nous empêchent de voir au-delà du voile de nos illusions. Si nous n’avons connu que l’amour conditionnel, l’insécurité émotionnelle, nous errons à la recherche d’un monde idéal, que nous sentons possible au fond de notre âme mais que notre mental a vite fait de balayer car ne l’ayant jamais vécu, il ne croit pas en sa réalisation possible. Alors il essaie de nous éviter une désillusion supplémentaire en nous faisant croire que la vie n’est pas si mal que ça, que nous ne sommes pas si malheureux que ça, qu’il y a pire que nous… Et si une vie à la hauteur de toutes nos espérances dans la joie, la liberté, l’amour Inconditionnel, le non-jugement, le respect de soi et de ses besoins, la lenteur, la sérénité était vraiment possible? 

 

Pour créer la pierre philosophale, l’apprenti alchimiste doit d’abord trouver sa matière première à transformer, le noir, rempli de scories. La transmutation nécessite un matériau lourd à transmuter en or, en lumière. C’est ainsi. Alors notre nouvelle vie demande à ce que nous ayons le courage de voir nos matériaux noirs, remplis de toutes nos peurs, toutes nos croyances, toutes nos illusions, tous nos mensonges. Et si nous ne le faisons pas, la vie, avec le consentement de notre âme, nous pousse vers des événements nous permettant, si nous cessons la lutte et arrêtons de courir, de voir, sentir, entendre le bruissement de la vie. Faire face ainsi à nos mécanismes sans nous blâmer, nous culpabiliser est difficile. C’est pourquoi cultiver l’amour de soi est indispensable. Sentir, peut-être pour la première fois de sa vie, ce qu’est l’amour inconditionnel de soi, grâce à l’amour inconditionnel reçu par nos soeurs. Oser nous regarder nue, dépouillée de nos masques, nos mécanismes, nos protections, nos filtres. Oser regarder la matière première brute de nos peurs, nos mensonges, nos illusions, les voir sans nous juger, comme une mère bienveillante qui accueille les erreurs de son enfant sur le chemin de la découverte de la vie. Pardonner à nos enfants intérieurs d’avoir cru à des mensonges et leur montrer la voie du pardon et de l’amour. 

 

"Devenue jeune fille, nous « bourgeonnons » de la pointe de nos seins jusqu’à « fleur de peau » car les forces dynamiques de vie nous poussent à fleurir. Les bourgeons de notre fleur de femme nous invitent à l’ouverture, au déploiement: dévoiler notre nudité, notre coeur, pour toucher le nectar, l’étamine et les pistils. Fleurir de notre féminité, c’est oser dévoiler la délicatesse de nos courbes et le parfum de notre être essentiel. Fleurir, c’est aussi humer notre coeur qui reflète la partie sensible de notre être. Humer de soi à soi veut dire aussi s’aimer dans toutes nos différences et nos vibrations. C’est accepter d’exhaler notre parfum. 

Nos complexes inconscients attirent notre destin et si nous n’accédons pas à notre féminité, c’est peut-être que nous choisissons encore d’obéir à toutes les injonctions intérieures ou extérieures qui nous amènent à lutter en permanence. Devant ce champ de bataille, il nous est toujours possible de changer le cours de notre histoire en osant être nous-même dans toute notre authenticité de femme. Nous sommes un être unique au monde comme chaque fleur est unique. Ouvrons désormais les portes de notre féminin pour révéler qui nous sommes vraiment dès à présent. Déplions nos ourlets de femme, déployons nos pétales, nos courbes et notre coquillage précieux et secret. »

                                Tiré du jeux de cartes Féminitude, de Monique Grande. 

 

 

Pré-requis: avoir suivi le cercle d'hiver